Il y a quelques semaines, au salon du tourisme équitable, j'ai rencontré Lucile.Lucile a décidé un jour d'offrir à ses enfants des doudous qui n'étaient pas faits en Chine par d'autres enfants. Et comme elle n'a pas trouvé ce qu'elle cherchait... elle les a faits.
Elle a créé les doudous Papili.
Ce sont des doudous qui sont dessinés par elle, et fabriqués en coton équitable du Mali, labellisé Max Havelaar. La confection se fait en Tunisie dans des ateliers en cours de conversion au commerce équitable.
Elle a choisi de rembourrer les doudous en polyester et pas en laine. Pourquoi? Pour maintenir un prix de revient correct, et que chaque travailleur, à chaque étape de la chaîne, s'y retrouve avec ce qu'il gagne. Et il se trouve, justement, que les doudous rembourrés au polyester conviennent parfaitement aux enfants allergiques aux acariens, qui adorent se loger dans la laine des doudous 100% naturels.
Elle pose des questions très intéressantes. Par exemple, pourquoi pas des jouets en plastique fabriqués en Chine et issus du commerce équitable? C'est déjà mieux que des jouets en plastique fabriqués en Chine dans des usines abrutissantes!
Elle ouvre des horizons. Elle confirme l'impression que j'ai des gens que j'ai recontrés et qui font du commerce équitable: ce sont des personnes qui sautent à pieds joints dans plein de contradictions, qui se retrouvent face à des défis impossibles, et qui arrivent quand même à en faire quelque chose. Pour un peu plus de justice dans le commerce mondial.

Parce que, arriver à vendre des doudous à un prix correct, en partant d'un prix de production dix ou cent fois supérieur à la normale, en doublant à chaque fois le prix pour que chaque maillon de la chaîne puisse en vivre, c'est un sacré casse-tête. Mais il y a des gens qui y arrivent!

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire