
Akha Biladjo, c'est un beau projet de commerce équitable né d'une rencontre entre une Française, Cécile Pouget, et les femmes Akha du Laos. Ce sont les broderies naïves, pleines de couleurs et d'imagination, qui rendent chaque objet créé par elles unique. Il ne correspondra jamais exactement aux photos des catalogues. Les femmes ont l'initiative de leur créativité. Elles brodent les objets au détour d'un chemin de montagne, au cours des soirées et quand le calendrier agricole leur laisse du temps pour s'y consacrer.
"[L'association] est attachée à cette petite production artisanale, qui s'insère, sans trop la perturber, au sein d'une vie paysanne et familiale. Il n'est pas question, pour nous, de bouleverser la vie du village, d'en sortir les femmes pour les faire travailler en atelier".
Les femmes sont toujours payées le jour même où elle apportent l'objet au petit atelier de Madame Tang, et le prix tient compte tant des matières premières que du temps passé à réaliser l'objet. Madame Tang revend ensuite soit au Laos, soit à l'association active en France. L'entièreté des bénéfices retourne au projet, pour l'installer dans le long terme et continuer à assurer une juste rémunération aux femmes Akha.
"Nous souhaitons que nos acheteurs, en fin de compte, ne soient pas que des consommateurs. Qu'au moment d'ouvrir le porte-monnaie, ils aient conscience de la provenance du doudou ou de la petite robe qu'ils achètent, des conditions dans lesquelles ils ont été créés et produits. Qu'en partant ils emportent avec eux le rire joyeux d'une femme Akha..."



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